Mes yeux fixes sont tournés vers l'intérieur...vers la lueur éteinte d'un passé présent...vers les images dorées d'un bonheur rectifié...vers mes pensées saisies par ton souvenir...

Mes yeux fixes sont tournés vers l'intérieur...vers la lueur éteinte d'un passé présent...vers les images dorées d'un bonheur rectifié...vers mes pensées saisies par ton souvenir...
Je crois que j'ai un peu trop surestimé mes forces...peut-être ai-je osé penser que je pourrais remporter le combat...mais en fait il n'y a jamais eu de combat...parce que je n'ai pas encore accepté et je pense que je ne l'accepterais jamais...jamais...
Oui...je t'ai perdue ou bien la vie nous a fait perdre...mais toi...tu ne t'es pas perdue...tu es encore là...encore plus présente que jamais...tu m'envahis en cette nuit qui semble plus appartenir à l'hiver qu'au printemps...
Il y fait froid et les pendules déclarent qu'il est tard...et pourtant je ne dormirai pas...
Je suis seule et tu m'envahis comme tu as toujours su le faire...tu m'envahis sous cette moitié de lune...moi et mon chagrin désespéré...
Trop de silence... trop de pensées...je me rends...en totale impuissance...je me sauves de toi en allant me réfugier en toi... j'écris même ta victoire sur mon c½ur comme sur mes mots et tous mes bouts de papiers....
Cela suffira-t-il à retrouver la paix que j'ai perdue depuis bien longtemps...derrière la fumée et les quelques verres...aux limites de l'évanouissement...dans les mêmes délices que lorsque je te regardais... je pensais à toi ou bien quand ta main ramenait mon visage à deux doigts et que mes yeux se perdaient au plus profond des tiens ?
Ce soir...une autre folie douce...une autre abnégation....une envie d'être une âme qui n'a plus la moindre intention de se retenir...sûrement parce que ton absence et la nuit m'incitent à t'écrire ce que je ne peux plus dire.... la peine de ne plus te retrouver...l'angoisse de te perdre et ma désespérance de retenir tous les souvenirs...il est évident que je vais encore t'aimer.
Alors pardonne à ces mots fragiles s'ils semblent ordinaires pour parler d'un amour qui ne l'est surtout pas...
Mais comprend-moi...ceux dont j'aurais besoin existent-ils vraiment ?
Tellement légers...gracieux... élégants...mystérieux et secrets comme tes regards...tes baisers...tes rires et tes façons...
Te ressembleraient-ils assez ? Imprévisibles...impossibles...inaccessibles...insaisissables...
Mon amour est ainsi...parce que je veux qu'il le soit...je veux qu'il le reste...je ne peux faire autrement...un amour dérobé à nos vies...renaissant des nuits et vivant au gré du temps et de mes battements... j'existe encore et je sais...je me dois au moins ca...

# Posté le jeudi 02 avril 2009 22:29

Parfois...ceux qui ne savent rien en savent toujours autant que ceux qui n'en savent pas plus qu'eux...

Parfois...ceux qui ne savent rien en savent toujours autant que ceux qui n'en savent pas plus qu'eux...
Ce matin, arrivées prés de la porte d'accès, les gens se bousculaient et avaient vraiment l'air d'être pressés...mais non pas elle ...elle restait là...figée à sa place à chercher mes yeux...
Elle avança vers moi tranquillement ...la tête baissée...
Arrivée à ma hauteur...elle leva la tête...j'aperçus ainsi ses yeux rouges et brillants...une grosse larme coulait sur sa joue...elle s'essuya avec sa manche...peut être qu'elle se sentait faible...mais moi je me sentais conne...
Je la regardais, les yeux pleins d'incompréhension...d'un regard presque troublé...
Je la pris dans mes bras...ses larmes coulaient sur mon épaule...
Au bout d'un moment, elle s'écarta pour parler...mais quand elle ouvrit la bouche...elle eut du mal à parler distinctement tant elle était émue et nerveuse...
Elle articula un premier mot...continua...enchaînant une phrase, puis deux...mes yeux commençaient à larmoyer...en la voyant ainsi souffrir et sangloter...
Elle me touchait à tel point que je ne comprenais plus rien...
Sa tristesse me rappelait tellement la mienne... je savais ce qu'elle ressentait mais la voir si frêle...si perdue...me dévasta et m'arracha des larmes mélangées de compassion et de tristesse...des pleurs nerveux...incompréhensibles...
Quant à elle...ses yeux étaient déjà rouges et plongés dans de grosses larmes... ses larmes continuaient de perler sur ses joues, sur son visage si pâle pour s'arrêter, parfois, sur le coin de ses lèvres.
Qu'est ce qu'elle pu être belle ce matin avant l'heure du départ...quand l'étincelle s'est faufilée dans ses entrailles...s'est posée sur son visage et s'est glissée sur ses paroles... j'avais idéalisé alors l'instant en me disant qu'on peut encore rester toujours proches...
J'ai aimé entendre ses rires si hystériques autour de notre café matinal et de notre cendrier mais j'ai moins aimé la voir pleurer peut-être parce que je savais que j'en étais la raison...oui...j'ai aimé plus lorsque son corps s'est recroquevillé contre moi et que la carcasse ne voulait plus suivre l'extérieur...j'ai aimé lorsque elle est redevenue celle que j'ai toujours connue...la fille de mon enfance...et j'ai aimé encore plus ressentir ses doutes...ses maux...ses délires...
J'ai aimé parce qu'elle a voulu un jour...elle a rêvé...elle m'avait même fabriqué un avion en papier...tout devait fonctionner...elle avait même eu le temps de me le colorier en bleu ciel...mais il y avait un nuage de trop et un c½ur en moins...je n'ai jamais pu franchir la limite même si elle m'y incitait...peut être qu'on étaient fatigué par l'écho qui se meurt...sur l'océan qui s'endorme...
A droite...à gauche...je n'ai vu... que la lueur dans les regards et le parfum de la mer en retard...le sourire des yeux et l'amour dans les larmes...tout s'est écrasé contre un sol bien dur...je me suis avachi sur un banc et j'ai regardé l'avion s'éloigner...le monde se torchait avec ses certitudes...mais elle le sait...je n'y pouvais rien...
J'ai avalé encore ...le temps...l'inconnu...un pur hasard qui s'agrippe à mon jean mais je ne le vois pas...et d'ailleurs...elle aussi...
Désormais, j'avancerais aveugle dans la ruelle de la ville blanche, notre ville blanche comme toujours...

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# Posté le mercredi 18 mars 2009 10:14

Lorsqu'on se perd en chemin...on a deux solutions : tenter de retrouver la personne qu'on était ou bien lui dire adieu pour toujours

Lorsqu'on se perd en chemin...on a deux solutions : tenter de retrouver la personne qu'on était  ou bien lui dire adieu pour toujours
Après toutes ces fugues...je n'ai pas trouvé d'autre alternative que de redevenir la victime désespérée de la fatalité...sa fatalité ...après toutes ces tentatives...je n'ai su échapper à la rechute...alors je ne m'obstine plus et je reprend en silence mon rôle de fille déchue...bouche cousue et c½ur encore plus cousu...
Saleté de vie à piéges...ne pouvais-tu pas m'épargner la réouverture des blessures de ce soir? Ne pouvais-tu pas m'octroyer ne serait-ce que l'illusion d'un brin de bonheur ? Ne pouvais-tu pas me laisser exister l'espace d'une seconde ? Ne pouvais-tu pas me pardonner ce crime que j'ai commis...ce crime qui n'est rien d'autre que...? Ne pouvais-tu pas ?
Idiote !! Mais à quoi je m'attendais...à un miracle ? À une étoile filante peut-être !!! J'en sais rien...
Mais ça reste hallucinant... à quel point la douleur de mes erreurs s'acharne sur moi...on dirait qu'elle a pris l'habitude de me voir noyée en elle et que maintenant elle refuse de me lâcher...elle s'accroche à moi comme moi je m'accroche à mon illusion...on forme presque un triangle exemplaire...elle...moi et encore elle...
D'ailleurs...j'ignore encore à ce jour si l'instant de liberté que j'ai vécu était maléfiquement saccagé par elle ou s'il était vraiment destiné à être éphémère...j'ignore aussi...si elle s'est résignée lorsqu'elle s'est éloignée ou si elle ne faisait que chercher une autre martyre pour lui donner mon carreau...et qu'à défaut d'en trouver une aussi shootée qu'elle et moi...elle est revenue en courant encore plus anéantissante et plus en manque que jamais....pour me prendre dans ses bras marqués de piqûres...des bras qui laissent encore une trace sur moi comme un tatouage qui refuse de s'effacer...
Je m'en rappelle si bien...bien sur...puisque c'est dans cette étreinte que j'ai pour la première fois senti son coeur me toucher et palpiter en moi...il battait plus fort que n'importe quelle autre...
C'était la réalité implacable...nous étions dénudées de tout... alors j'ai cédé...j'ai renoncé à tout et elle aussi...je n'ai pas essayé de retenir mes larmes ni les siennes... pire...je me suis abandonnée dans ses bras comme je ne l'ai jamais fait auparavant...
C'était troublant voire même paradoxal ...je me trouvais là où je devrais me dédaigner...où je devrais me détourner...mais non...je me tenais droite et je sombrais paisiblement... en inhumant à chaque respiration son parfum fusionnel... je dirais même que je n'avais plus le symptôme de recul et que je me sentais bizarrement bien... pour la première fois... je me sentais chez moi entre ses bras...en elle...loin des joies illusoires...loin des éclats de rire plus tranchants que les éclats de verres...loin de ces mots d'amour à intonation aphrodisiaques...je sais...ces mots étaient ma boulimie...ma drogue...mon anti-dote...mais j'y ai renoncé ce soir ...et j'y renoncerais peut être encore encore ...oui...à cette voie qui n'en finit jamais...puisque je suis là...sans même savoir pourquoi...
Je n'y suis pour rien...je n'ai pas demandé à renaître à l'amour puis y mourir...je n'ai pas demandé à disparaitre sous ses draps tellement blancs ni à entendre ses mots soupirants...je n'ai pas demandé à ne plus être moi pour être l'autre avec elle... c'était pas moi...alors je n'ai pas tenu la tête au sort ....
J'ai simplement accepté de porter le masque et j'ai joué mon rôle à la perfection...
C'est vrai que je me suis levée avant que le rideau ne tombe mais c'était pour fuir une erreur encore plus meurtriére...
Je ne sais plus vraiment... je m'embrouille et laisse mes mots se divaguer d'un à l'autre comme s'ils sortaient de mes penseés..de mon c½ur..de mon erreur sans y avoir vraiment l'autorisation....de toute façon...je n'aurais pas besoin de mots car je me tairais et je sombrerais avec une tristesse sèche et stérile...car voyez-vous...les larmes tristes du regret n'ont plus de place ici...

# Posté le lundi 09 mars 2009 21:04

Avec quelle quantité d'illusions ai-je dû naître pour pouvoir en perdre une chaque jour !

Avec quelle quantité d'illusions ai-je dû naître pour pouvoir en perdre une chaque jour !
Je sombre et je m'en fous avec une traînée aux couleurs plus sombres que moi...c'est typiquement overdose paraît-il...typique car on y trouve un peu de tout ce qui est généralement retrouvé près d'un "cadavre" dépravé dans une ruelle ou dans un appartement luxueux...et en même temps miteux...
Sinon où avoir la came ?
Le syndrome d'être une extraterrestre démesurée et obsédée à chaque réveil...vous n'avez peut-être jamais connu...
Je ne demande plus rien moi... je touche plutôt le fond...
Ma méthode ? La vie complexifiée...brute...interdite...
Mes shoots incessants représentent ma vision de la vie...de ma vie...avant j'étais...maintenant je ne suis plus...tragique destinée...
Evidemment que c'est tragique...je ne sens plus rien depuis un bon moment de toute manière...
Et ça depuis que j'ai dépassé les rails pour ça...toute une vie polluée et héroïnée...
Sachez que c'est dur de dire tout cela et bien évidemment aussi que ça n'a pas toujours été le cas...
Y a des années...j'étais réellement bien...j'étais de celles qu'on regarde sans trop oser toucher...un peu comme certains symboles...
Je suis sûre que j'aurais pu être mais je me dis que la fin aurait été la même malgré tout...
Presque caricaturale...j'ai compris que c'est beaucoup plus que cette substance que je recrache ou que je vomis ...que c'est beaucoup plus que ce que je m'enfile...que c'est beaucoup plus que tout ça...
Je regarde autour de moi...je ne suis rien qu'une infime particule de plus...une abnégation décevante de la société...
La question n'est pas : pourquoi j'ai finie comme cela mais à cause de quoi ?
Je me nourris de la rancoeur et de la tristesse et je les associe à mon overdose... tout ce qui m'entoure est un venin mais j'ai trouvé l'antidote...
Mon dealer est mon ange gardien...mon sauveur...je me noie dans mon malheur et y trouve ma nature...
Je suis sauvage parfois... ma folie vous perdra...regardez-vous et appuyez sur pause...sauvez vous avant que la tombe ne se creuse...c'est ma vie...pas la vôtre...excusez-moi...

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# Posté le samedi 28 février 2009 05:30

" Selon les astronomes modernes, l'espace n'est pas infini...c'est une considération très réconfortante...surtout pour les personnes qui perdent toujours quelque chose..."

" Selon les astronomes modernes, l'espace n'est pas infini...c'est une considération très réconfortante...surtout pour les personnes qui perdent toujours quelque chose..."
Au balcon d'un coeur tué par la foutue came poudreuse qui se transforme petit à petit en morphine...
J'ai l'impression de n'être qu'un grain de poussière dans un monde qui m'écrase et qui me domine...
Dans le fond, que suis-je? Après tout...pourquoi se donner tant de mal à exister et à essayer d'être quelqu'un, puisqu'il n'y aucune personne ici qui saura ce que je vis et ce que j'endure ?
Chaque bouffée d'air que je prends me donne envie de vomir....
De toute façon, l'air est dejà pollué...arrosé et beaucoup trop étouffé par les clopes...
Alors à quoi bon chercher à prendre de l'oxygène ?
Il n'y a sans doute pas d'explication à donner car moi-même je ne saurais en parler.... inutile de chercher le pourquoi du comment....je suis déjà fragile et déjà brisée...
Ce sentiment me ronge petit à petit de l'intérieur....ce sentiment faisait aussi bien parti de mon passé que de mon présent...
C'est une angoisse perpétuelle...omniprésente dans chacune de mes cellules...
Et même si la volonté n'y était pas...je n'ai jamais vraiment réussi à m'en débarasser...ironique n'est pas? Non..plutôt désespérément cynique...
Elle est est tapie au plus profond de moi même et elle est susceptible de refaire surface n'importe quand...surtout au moment où je m'y attendrai le moins ...
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# Posté le dimanche 22 février 2009 14:37

Modifié le dimanche 22 février 2009 14:49